intégré au dispositif Résonance de la 18ème Biennale d’art contemporain de Lyon
une exposition duo de Sanjin Cosabic & Diego Movilla, sur une proposition de Thierry Mouillé
« Tu vas voir…
Ce n’est pas : Vous allez voir.
C’est de l’extime à l’intime de l’externe à l’interne.
Tu vas voir, c’est l’inattendu… » Thierry Mouillé, commissaire invité
Entre expériences perceptives & rêveries contemplatives, Tu vas voir… expose les travaux de peinture des artistes Sanjin Cosabic et Diego Movilla. Pensée comme une injonction visuelle qui ouvre à des récits poétiques la proposition interroge les formes du tableau, sa présence au monde comme expérience inattendue dans un parcours complice entre les 2 artistes.
invitée showcase : Carin Klonowski
Sanjin Cosabic est né en 1977 à Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine. Installé en France depuis la fin de l’année 1992, il intègre l’École des Beaux-Arts de Tours et obtient en 2000 le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Depuis, il se consacre pleinement à la peinture.
Au fil de près de trente années de peinture, Sanjin Cosabic construit un vocabulaire pictural multiple, qui évolue et se transforme selon les périodes et les séries. Portraits, figures, signes, diagrammes et différentes formes de représentation s’y côtoient. Son travail traverse des questionnements liés aux mythologies contemporaines, à l’histoire, aux systèmes politiques et économiques, aux sciences et aux transformations du savoir. Plutôt que de les opposer, sa peinture cherche les correspondances et les points de convergence entre des territoires, des formes de pensée et des représentations parfois très éloignés.
À partir de 2014, il introduit l’encre UV invisible dans sa peinture, lui permettant de superposer plusieurs niveaux de lecture au sein d’une même œuvre et d’en modifier la perception selon les conditions dans lesquelles elle est regardée.
Dans la période la plus récente, Sanjin Cosabic travaille à une profonde transformation de sa peinture. Initiée avec WITCH SESSIONS – BURN THE INQUISITOR, cette recherche s’est progressivement structurée autour de quatre axes menés de front : WITCH SESSIONS – BURN THE INQUISITOR, QUANTUM GENESIS – VESTIGUM MEMORIA, CHALKBOARD SESSIONS et RÉGRESSION–TRANSGRESSION.
Développés simultanément et en dialogue constant, ces quatre ensembles ne constituent pas des séries indépendantes, mais les différentes composantes d’une même recherche. Ils puisent dans le vocabulaire pictural construit au fil des années, créent des correspondances entre différentes périodes du travail et ouvrent ensemble de nouvelles directions.
Présentés ensemble pour la première fois, ces quatre axes révèlent ce que Sanjin Cosabic considère aujourd’hui comme sa nouvelle peinture.
Diego Movilla (1974) est un plasticien espagnol diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bilbao. Depuis son arrivé en France en 2002, il a exposé son travail entre autres à la galerie La Ferronnerie (Paris) au centre d’art LES TANNERIES à Amilly, au Miroir de Poitiers, au centre d’art contemporain du Grand Châtellerault, au Château du Rivau à Lémeré, au festival Accè(s)à Pau, aux Galeries RDV à Nantes et Pascal Vanhoecke à Cachan et au Générateur à Gentilly. En Espagne, il a été accueilli au festival DOMESTICO à Madrid, au MUSAC, au CAB et à la galerie FUCARES. Il a également collaboré et exposé avec des associations comme Cultur Foundry à Paris, Le POCTB à Orléans ou Interface ou les Ateliers Vortex à Dijon.
En 2026 il fait partie des artistes de la Drawing Factory II, résidence d’artistes à Paris. En 2023 il a participé à la commande d’estampes “Les temps changent…” du CNAP et depuis 2020, il enseigne les pratiques du dessin à l’ESAD TALM.
Depuis bientôt une dizaine d’années, l’ensemble de mon travail établit un dialogue avec l’histoire de l’art, plus concrètement avec l’histoire de la peinture, du dessin et des œuvres graphiques. Ces disciplines ont le point commun de pouvoir être facilement transformées en images, sans nécessiter un choix de point de vue ou une interprétation particulières. Je travaille à partir de ces images issues de l’histoire de l’art, et je les considère comme des images numériques en puissance, appartenant à la culture visuelle contemporaine, médiée par les technologies. Je m’intéresse aux conditions d’émergence, de transmission et de réception, et aux différentes mutations et transformations qui peuvent s’opérer sur ce type d’images. Des images qui peuvent changer de format, d’échelle, subir une perte de qualité, un changement de colorimétrie. Des images qui dans leur émergence adoptent des formes fragiles et instables allant bien à l’encontre des manifestations autoritaires des œuvres historiques qui les ont générées.
Par la peinture, le dessin, la sérigraphie ou la gravure, je cherche à opérer des interventions témoignant de cette fragilité dont j’ai parlé plus haut. Racler, faire glisser, diluer l’image… la rendre fluide ou poussiéreuse, en mouvement, en suspension… trouver un endroit où le geste, l’image et la matière peuvent se confondre. Porter aussi un regard influencé par des outils technologiques de vision amplifiée : un zoom pour un s’occuper du détail, les infra-rouges ou ultra-violets pour un choix chromatique… et ainsi obtenir des « glitchs XXVIIème » ou des scènes mythologiques brûlées par les contrastes d’une caméra de vision nocturne.
Née à Nice en 1989, Carin Klonowski est artiste-autrice et vit et travaille à Montreuil. Elle est diplômée de l’ÉESI Angoulême (DNSEP) et de l’ÉSACM (DSRA).
Elle articule aujourd’hui des pratiques d’installation, de vidéo et de performance, de recherche, d’écriture critique et de commissariat d’expositions, considérant l’ensemble comme une seule et même pratique artistique, multimédia et transversale. Elle a également enseigné dans diverses écoles d’art et à l’université (TALM, ebabx, ÉESI et Université Gustave Eiffel).
Dans l’ensemble de ces activités, Carin Klonowski porte une attention particulière à la circulation des images, à l’obsolescence technologique, aux ruines et spectres médiatiques. De la nature morte aux déchets technologiques, jusqu’aux limbes des réseaux sociaux, son travail questionne normes et pertinence de la représentation.
Le travail de Carin Klonowski fait partie de collections publiques (FRAC Poitou-Charentes, Clermont Métropole, BnF) et a été diffusé en France et à l’international (FRAC Île-de-France, La Villa du Parc, Ordinance Gallery – Melbourne). Elle écrit régulièrement pour des revues spécialisées (La belle revue, Immersion, Laura) et pour des expositions (Galerie Allen, Prima, VinVin Vienna).
Si vous souhaitez en savoir plus sur les artistes ou l’invitée, cliquez sur leur nom : Diego MOVILLA, Carin KLONOWSKI
Nous vous espérons nombreux pour le vernissage prévu le samedi 10 octobre à partir de 18h.



