Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

Fils de fer,

* Cliquez dans une image pour visionner en mode diaporama
* Autres portfolio dans "Portraits de fil de fer" :

Portfolio : portraits de fil de fer

Dessins de fils de fer

Une vingtaine de portraits accompagnée d’un texte des années 1980 "Portraits de fils de fer", écrit par Gilbert Lascaux, écrivain.

D’autres peignent des visages, des paysages, des fleurs, des violons, des nuages ou des tigres. Non pas à tort. Non sans plaisir. Souvent ils nous révèlent les aspects inattendus de ce que nous croyions connaître.
Danièle ORCIER est apparemment plus modeste. Elle choisit des objets humbles qu’elle isole, sans se soucier de les placer dans un lieu, de leur trouver un fond. Elle prend le parti des choses que souvent nul ne regarde. Elle trace des portraits de plusieurs fils de fer. Elle donne à voir à la fois leur existence et leur diversité. Elle met en évidence ce que d’habitude nous ne voyons pas.

Les fils de fer ne sont pas des choses dont on refoulerait le souvenir pour quelque raison plus ou moins obscure. Simplement, on omet de les voir. Parfois on les cherche, lorsqu’il s’agit de lier quelque autre chose, de réparer, de recoudre. Mais on ne s’occupe pas de leurs formes, de leurs façons de s’enchevêtrer, de s’embrouiller, de se rassembler et de se délivrer.

On les tord pour les ranger, on les déroule pour les utiliser. Danièle ORCIER, elle, les fixe et les dessine (comme aussi le fait parfois d’une autre manière, Jean CAREEBOUDT). Ses gestes viennent mimer ceux (attentifs ou brouillons) de celui qui, anonyme, a manipulé auparavant le fil. Les actes d’un autre, parfois, sont à l’origine de son dessin.

Chaque fil apparaît comme écriture illisible, saccadée ou souple.
Parfois, les tracés se mêlent et se brouillent, comme si un aveugle écrivait sur un support sans repère. Parfois, le dessin entier semble une grande signature, qui ne livre aucun nom, qui ne se répète pas : signature paradoxale, paraphe hasardeux, sans clarté, indistinct.

De tels dessins immobilisent les états instables d’une manière souple, sans forme définitive. Ce sont portraits de lignes qui divaguent.

Gilbert LASCAULT



Accès privé | Plan du site